Autotest.fr a eu l’occasion de tester le nouveau Renault Scénic de quatrième génération. Retrouvez toutes nos impressions dans la vidéo.

Test du nouveau Scénic :

Le nouveau Scénic a complètement changé son style. Depuis 2009, il commençait à prendre un sérieux coup de vieux, surtout face à une concurrence grandissante. Le Ford C-Max, ou le Citroën Picasso n’ont pas hésité à lui dérober sa place de leader sur le segment. Pour la récupérer, le nouveau Scénic, se devait de sortir le grand jeu.

Et quoi de mieux, que de surfer sur la tendance du crossover. A l’instar du nouveau monospace Peugeot 5008, le Scénic IV opte pour la mode SUV. Ligne de toit abaissé pour un profil aérodynamique prononcé, des bas de caisse en plastique renforcé, ou encore une garde au sol relevé, impossible de passer à côté de son look baroudeur, mais attention, ne vous fiez pas aux apparences, le Scénic IV, est bel et bien un monospace.

Ses jantes 20 pouces de série, sur toutes les finitions (Life, Zen, Business, Intens) lui apporte un modernisme fou. Petit bémol, si pour le style ses pneumatiques XXL lui vont comme un gant, sur le poids, elle lui donne 8 kg de plus sur la balance.

Après le très beau Orange du Captur, le Rouge Flamme du Kadjar, le Jaune Miel, nous enchante un peu moins, mais à la lumière du jour, ces reflets dorés et le contraste avec son toit noir, lui confèrent une certaine originalité, qui n’est pas sans nous déplaire.

Sur la route
Pour notre essai, nous disposons d’un moteur TCe de 130ch, le plus haut de la gamme en motorisation essence. Associé à une boite de vitesse manuelle, 6 rapports, le moteur se comporte plutôt bien sur la route. Mais il manque de couple à bas régime, lors des accélérations en première et deuxième. C’est dommage. Pour palier à ce problème, Renault a prévu une motorisation Hybrid Assist. Un moteur électrique, et attention, tenez-vous bien, un moteur diesel. Un choix plutôt surprenant, mais d’après Renault, un choix qui s’explique, par l’envie d’abaisser au mieux la consommation (3,5l/100km).

Avec des roues 20 pouces, on avait peur que le confort en prenne un coup, un comble pour une familiale. Heureusement, il n’en est rien. En plus d’apporter un dynamisme esthétique à la voiture, le confort reste inchangé, comme chaussé sur les précédentes 17 pouces. C’était le pari de Renault, qui promet aussi un coût similaire en cas de remplacement des pneus.

En terme de visibilité, le Scénic 4 possède de grands rétroviseurs extérieurs, avec en option, l’avertisseur d’angle mort. Son toit panoramique, apporte une belle lumière à l’intérieur, mais la lunette arrière reste trop petite. La caméra de recul devient donc indispensable.

A l’intérieur
Dans la voiture, on n’est pas dépaysé. Le Scénic IV, reprend beaucoup à son grand frère,le nouvel Espace. Même configuration du tableau de bord et de l’interface tablette (8,7 pouces en option). Ce nouveau Scénic reprend aussi un élément de son prédécesseur, le Scénic II, de 2003 : la console centrale amovible. Son accoudoir se déplace de tout son long, selon vos envies, et la longueur des bras.

Dans la finition la plus haute, que nous avons essayé, la finition Intens, la qualité du cuir des sièges ou du tableau de bord est irréprochable. Par contre, la grande boîte à gant réfrigérée, opte pour un plastique, qui disons le, fait « cheap ». Et ce n’est pas le seul inconvénient de cette boîte à gant. Son ouverture, comme un tiroir, par un bouton électrique, se heurte souvent aux genoux du passager. Il va falloir choisir, ouvrir la boite à gant de tout son long et donc, reculer son siège au maximum, ou laisser de la place au passager arrière et ne l’ouvrir qu’à moitié.

Mis à part se détail, l’habitabilité est bonne. Il faut dire que le nouveau Scénic prend 2cm de large et gagne 4cm de long. Et ça profite aux passagers. A l’arrière il y a trois vraies places, de la même taille, et à l’avant, le conducteur et son passager, ont de l’espace.

Son coffre de 572l permet de bons rangements. Comme sous les tapis des passagers, il offre un double plancher. Et surtout, une option qui nous est chère, et que l’on avait découvert sur le nouvel Espace : « le One Touch ». Par une simple pression sur un bouton, les sièges arrière se rabattent instantanément. C’est pratique, et à chaque fois, ça me manque sur ma voiture…

Les tarifs
On peut aussi se demander, si le Grand Scénic n’est pas le sosie du Nouvel Espace ? On ne peut pas le nier, la ressemblance est frappante. Le Grand Scénic fait 20cm de moins que le Nouvel Espace, et 20cm de plus que le Scénic. Mais la grande différence, tient en leur prix. Le Grand Scénic permet, grâce à ses 26 000€, de s’ouvrir à une autre clientèle, que le Nouvel Espace et ses 35 000€.

Le nouveau Scénic est quant à lui à partir de 23 700€

En général, ce nouveau Scénic, adopte un look réussi, en rapport avec son temps. Il reste le bon monospace familial, pratique et confortable de ses débuts, mais sa motorisation essence manque un peu d’attrait. On arrive à l’oublier, si on reste sur sa dimension familiale et esthétique.

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